image

RESSOURCES


Faire de la biodiversité une priorité

Le monde prend conscience de la crise environnementale mondiale. Les émissions de carbone contribuent à l’augmentation des températures à des niveaux jamais vus auparavant dans l’histoire de l’humanité, ce qui entraine des conséquences dévastatrices, comme des phénomènes météorologiques extrêmes, la hausse des températures et la fonte des calottes glaciaires polaires.


Toutefois, la destruction de l’environnement ne se limite pas aux émissions de carbone. La demande mondiale de produits et les changements dans l’utilisation des terres pour le développement humain ont fait des ravages dans notre biodiversité, entrainant l’extinction de populations animales et causant une perte et une dégradation rapides des habitats naturels. Il s’agit d’une crise internationale que les pays et les industries s’efforcent de régler en trouvant des solutions pour rétablir ce qui a été perdu afin de protéger ces espèces au bord de la disparition. Le simple fait de retrouver la vie n’est pas l’enjeu au cœur des efforts visant à protéger la biodiversité. Le véritable défi consiste à rétablir la diversité au point où elle était auparavant et à restaurer les cycles écologiques et les habitats de grande qualité qui soutiennent les espèces dont la conservation est préoccupante.

Certains secteurs clés au Canada, ceux qui avaient auparavant eu un impact neutre ou négatif sur la biodiversité, travaillent d’arrache-pied à la protection et la restauration de nos habitats naturels.

Le secteur minier

L’exploitation minière est un secteur industriel où la nature même du travail, à savoir l’extraction des ressources, a des impacts sur l’écosystème naturel. La réglementation médiocre des dernières décennies dans des pays du monde entier a mené à des pratiques minières irresponsables qui ont causé des dommages de plusieurs milliards de dollars. Ces dommages, notamment ceux causés à la biodiversité locale et régionale, se sont transformés en une catastrophe environnementale et sociale dans certains endroits. Parfois, ce sont les contribuables qui doivent gérer ces catastrophes. Ici, au Canada, le coût combiné des deux plus grands projets d’assainissement des mines en cours s’élève à environ 1,4 milliard de dollars, selon la portée des travaux en cours.

Cependant, le visage de l’industrie évolue et la biodiversité devient un élément important des activités minières nouvelles et actuelles. Et ce n’est pas seulement la réglementation qui pousse l’industrie minière à prendre des mesures positives.

« De nombreuses sociétés minières ont intériorisé l’importance de la biodiversité et ont des objectifs ESG précis qui y sont liés, comme l’atteinte d’un gain net en matière de biodiversité dans le cadre de leurs activités. Le nombre d’entreprises qui se fixent des objectifs aussi ambitieux ne cesse de croître », affirme Kyle Knopff, biologiste principal de la biodiversité chez WSP au Canada.

La planification respectueuse de la biodiversité est difficile pour les activités minières, surtout dans un contexte d’augmentation du nombre de règlements provinciaux, territoriaux et nationaux qui doivent être pris en compte, y compris la Loi sur les pêches et la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs. De plus, les exigences en matière de compensation liées à la biodiversité qui ont été conçues pour tenir compte de toutes les répercussions résiduelles d’un projet, ainsi que l’absence de perte nette pour certains éléments de la biodiversité (p. ex., terres humides, espèces en péril), sont de plus en plus présentes au Canada. Cela a été récemment mis en lumière dans le Modèle de lignes directrices adaptées relatives à l’étude d’impact de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada.

« Évoluer vers un paysage énergétique renouvelable nécessitera de grands investissements publics et privés. Il faudra aussi mettre davantage l’accent sur la conception des projets afin d’optimiser leur empreinte et de réduire les répercussions de l’exploitation de l’infrastructure sur la biodiversité »

Le secteur de l’énergie

La production, le transport et la distribution d’électricité constituent un autre secteur qui peut avoir des répercussions importantes sur la biodiversité si des mesures d’atténuation ne sont pas prises en compte dès la planification des projets.

Évoluer vers un paysage énergétique renouvelable sont introduits et que les systèmes de transport d’énergie propre sont élargis, le secteur génère une plus grande empreinte physique. Et cette empreinte physique a des conséquences sur la biodiversité; les centrales solaires empêchent la lumière du soleil d’atteindre les prairies, les parcs éoliens peuvent avoir des répercussions sur les habitudes migratoires des oiseaux, et les réseaux de lignes de transport peuvent tailler des parcelles de terre dans les forêts et d’autres écosystèmes naturels, causant la fragmentation de l’habitat.

La transformation vers un paysage d’énergies renouvelables nécessitera de grands investissements publics et privés. Il faudra aussi mettre davantage l’accent sur la conception des projets afin d’optimiser leur empreinte et de réduire les répercussions de l’exploitation de l’infrastructure sur la biodiversité », déclare Hélène Chouinard, gestionnaire de projet et spécialiste de la biodiversité pour WSP Canada.

Les politiques gouvernementales et les pratiques exemplaires internationales dans le secteur évoluent à mesure que les technologies de l’industrie se transforment, augmentant ainsi les exigences en matière de biodiversité que doivent respecter des fournisseurs.

Quel que soit le secteur, les investissements dans la protection et la réhabilitation de la biodiversité, ou dans l’atténuation des mesures qui lui sont néfastes, sont devenus une composante essentielle des budgets de développement et de réhabilitation des actifs, car les réglementations environnementales sont devenues plus strictes.

Le secteur financier se penche sur la biodiversité

Alors que les responsables de nouveaux projets sont à la recherche de financements privés, les investisseurs examinent également de plus près les répercussions d’un projet sur la biodiversité avant de se battre pour signer un chèque.

« Les investisseurs donnent la priorité aux projets et aux entreprises qui tiennent compte des facteurs ESG », révèle Patrick Lafrance, vice-président national, Écologie et EIE, chez WSP Canada. « Le moment d’investir, les sociétés de financement prennent déjà compte des risques des changements climatiques, mais la biodiversité est en passe de devenir un risque clé à considérer. Nous observons clairement l’intérêt accru de certaines sociétés de financement pour le capital naturel et les actifs de biodiversité afin de réaliser des investissements et de développer un portefeuille écologique et durable. »

L’un des mouvements mondiaux auxquels participe le secteur de la finance est le Finance for Biodiversity Pledge, un engagement des institutions financières à protéger la biodiversité, lancé en septembre 2020. Selon le site Web de l’initiative, les sociétés participantes « se sont déjà engagées à collaborer, à s’impliquer, à évaluer leur propre impact sur la biodiversité, à fixer des objectifs et à faire des rapports sur les questions de biodiversité d’ici 2024 ». En août 2021, l’initiative comptait 55 signataires de 15 pays qui géraient un total de 9 billions d’euros. Menée principalement par des entreprises européennes, cette initiative a atteint les côtes nord-américaines, et deux gestionnaires d’actifs canadiens y participent actuellement.

Les investissements dans des entreprises et des projets soucieux de la biodiversité aident les institutions financières, les investisseurs et les gestionnaires d’actifs à se conformer aux objectifs ESG mondiaux, à trouver des occasions d’investir dans le capital naturel et à réduire le risque pour leur réputation.

Quel que soit le secteur, les investissements dans la protection et la réhabilitation de la biodiversité, ou dans l’atténuation des mesures qui lui sont néfastes, sont devenus une composante essentielle des budgets de développement et de réhabilitation des actifs, car les réglementations environnementales sont devenues plus strictes. Les entreprises qui ne tiennent pas compte des répercussions sur la biodiversité sont confrontées à des conséquences financières croissantes en raison des amendes imposées par le gouvernement, mais aussi à des torts à la réputation causés par une réaction mondiale de plus en plus importante contre les entreprises qui ignorent les répercussions environnementales.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la façon dont WSP Canada peut vous aider à atteindre vos objectifs en matière de biodiversité, cliquez ici ou envoyez directement un courriel à nos experts Kyle Knopff, Hélène Chouinard et Patrick Lafrance.

Partagez :

Plus d’articles :