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TECHNOLOGIE


Garder le contact

Pendant ces 18 derniers mois, en nous étiolant devant l’écran de notre ordinateur portable, notre existence s’est réduite à des pixels. Puis brusquement, la recherche de liens forts est devenue plus importante que nos quatre barres de Wi-Fi. La transition vers le travail à distance et donc une vie à distance nous a obligés à changer notre manière de penser aux liens que nous tissons avec nos collègues, nos communautés et l’environnement bâti.


Pendant un an et demi, la plupart d’entre nous avons passé notre temps à regarder le monde à travers des fenêtres et des écrans. Cette séparation physique avec notre environnement et nos proches était sans précédent et a laissé des séquelles sur notre bien-être collectif. Tandis que nous trouvions nos marques pendant l’isolation imposée par la pandémie, des idées innovantes ont émergé. Garder le contact est plus que jamais devenu impératif – et nous avons créé de nouvelles façons de tisser des liens et d’en tirer profit dès que nous le pouvions.

Dans un monde post-pandémie, nombre de ces innovations resteront utiles pour repenser nos méthodes de travail, l’utilisation des espaces publics, et la communication avec l’environnement bâti. La COVID-19 est un vecteur de changement rapide, et nous avons fait des pas de géant en matière de mégadonnées, de bâtiments intelligents, de transports connectés et de constructions axées sur la santé et l’humain. Voici quelques changements importants qui ont fait leur apparition, et qui continueront à évoluer bien après la pandémie.

Voici quelques changements importants qui ont fait leur apparition, et qui continueront à évoluer bien après la pandémie.

Résilience par les données

Tandis que la plupart des employés ont adopté le télétravail, exclusivement en ligne et que nos espaces physiques sont devenus des espaces sûrs et à faible contact, les méthodes de recueil et d’utilisation des données se sont nettement améliorées. En plus de la mise en place d’infrastructures physiques dédiées à réduire les points de contact, comme les portes automatiques ou l’éclairage doté de capteurs, nos infrastructures numériques ont également connu un développement et une innovation sans précédent.

Bien que beaucoup d’espaces publics soient demeurés vides, nos hôpitaux se sont positionnés pour devenir des centres d’innovation sur les mégadonnées. La quantité de données qui circulent au sein d’un hôpital en une seule journée est astronomique, et nous ne sommes qu’aux prémices de l’exploitation de leur incroyable potentiel. En utilisant des outils comme les vastes réseaux et les capteurs sans fil, certains hôpitaux commencent à adopter de nouvelles technologies pour assurer le lien entre les membres de leur personnel, leurs patients et leurs processus afin d’optimiser les opérations et d’améliorer l’expérience des patients ainsi que l’évolution de leur état de santé.

En revanche, l’élément central de la création de la résilience par les données consiste à faire particulièrement attention aux questions de cybersécurité. Avec l’énorme quantité d’informations de nature délicate sur les patients qui affluent vers le système, les hôpitaux ont été victimes de cyberattaques (article en anglais seulement) pendant la pandémie, avec un accès aux systèmes et données stratégiques perturbé par les pirates informatiques. Des dispositifs intelligents et connectés, placés aux quatre coins d’un bâtiment, représentent un large éventail de points potentiellement vulnérables aux cyberattaques. Le chiffrement de bout en bout entre tous les dispositifs ainsi que les autres pratiques exemplaires de cybersécurité (article en anglais seulement) constituent ainsi des éléments essentiels.

Des bâtiments plus intelligents

Les données, les capteurs et les technologies intelligentes ont des applications dans presque tous les types d’édifices. Au cours des dix dernières années, de plus en plus d’immeubles commerciaux et résidentiels ont été construits avec un vaste réseau de capteurs, recueillant des données et optimisant tous les paramètres comme l’éclairage, la ventilation, la sécurité ou la température.

Les hôpitaux sont un parfait exemple du potentiel énorme que présentent ces infrastructures intelligentes. En se dotant d’un nombre suffisant de capteurs, les hôpitaux peuvent commencer à cartographier les personnes, les équipements et les fournitures, émettre des avertissements précoces sur les défaillances des systèmes, localiser et séparer les patients contagieux, voire contrôler la qualité de l’air. Un système hospitalier américain est en train de créer une séquence standard d’opérations qui seront utilisées dans toutes ses installations, dont un « mode pandémie » visant à transformer une unité d’urgences complète en environnement à pression négative.

Mais les hôpitaux ne sont pas les seuls établissements de plus en plus connectés après la COVID-19. Les bâtiments intelligents auront vraisemblablement un rôle encore plus important à jouer à mesure que les travailleurs reviennent au bureau. Les bâtiments intelligents offrent plus d’informations sur les occupants, leur utilisation et leur degré d’efficacité. Les pionniers des immeubles intelligents réfléchissent d’ores et déjà à l’exploitation de ces technologies afin de garantir une tranquillité d’esprit en matière de protocoles de désinfection et de santé et sécurité.

Dans de nombreux cas, il ne s’agit pas de créer un nouveau système à partir de zéro – il est possible de repenser et de reconfigurer les technologies existantes, en déplaçant l’attention portée à l’accueil vers l’attention portée à la santé. Par exemple, les espaces commerciaux et de bureaux peuvent commencer à accorder la priorité à l’utilisation de capteurs pour proposer une entrée sans contact et le contrôle strict de l’occupation pour limiter l’effet de foule.

Les bâtiments intelligents offrent plus d’informations sur les occupants, leur utilisation et leur degré d’efficacité.

Des transports plus intelligents

À mesure que les populations urbaines reprennent les transports en commun, la technologie intelligente prédominera vraisemblablement dans ce secteur aussi. Les fournisseurs de transport peuvent mettre en place des applications faciles à utiliser pour offrir plus de transparence sur les protocoles de désinfection ainsi que des données en temps réel pour planifier des itinéraires et éviter les retards. Pour surmonter les réticences éventuelles des usagers après une année sans transports, il pourrait s’avérer très utile de leur offrir des données supplémentaires afin d’évoluer vers des plateformes de mobilité intelligente. Une application unique capable de fournir des données sur tous les aspects tels que les retards, le volume du trafic ou la configuration du trajet Uber vers la gare GO pourrait améliorer la confiance de l’usager ainsi que l’efficacité.

Dans les zones urbaines, nous assistons également à une évolution constante vers des options de transport plus actif et la micromobilité. Avec la réduction du nombre de voitures sur la route pendant les confinements dus à la COVID-19, et une attention accrue portée sur l’air frais et l’exercice physique, les transports multimodaux comprenant des vélos ou la marche, entre autres, pourraient être un choix populaire. Cette contribution positive permet également d’améliorer la santé, de créer plus de points de contact au sein de nos communautés et de rendre ces dernières plus inclusives pour tous les profils socio-économiques.

Même si la pandémie de COVID-19 est un événement qui dure, entraînant des conséquences significatives sur notre vie quotidienne, les urbanistes et concepteurs doivent adopter une approche plus globale et voir au-delà de l’événement lui-même afin de comprendre la manière dont les membres de la communauté souhaitent désormais vivre.

Pour plus d’informations sur la manière dont WSP réinvente le Canada d’un océan à l’autre, consultez notre page sur la campagne.

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